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         <journal-id journal-id-type="publisher-id">PALEVO</journal-id>
         <issn>1631-0683</issn>
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            <publisher-name>Elsevier</publisher-name>
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         <article-id pub-id-type="pii">S1631-0683(05)00046-1</article-id>
         <article-id pub-id-type="doi">10.1016/j.crpv.2005.04.004</article-id>
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               <subject>Research article</subject>
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               <subject>Histoire des sciences</subject>
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            <article-title>Sur un manuscrit inédit de Jacques-François Borda d'Oro (1718–1804) : contribution d'un amateur de géologie des environs de Dax (Landes)</article-title>
         </title-group>
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                  <surname>Odin</surname>
                  <given-names>Gilles Serge</given-names>
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               <email>gilodin@ccr.jussieu.fr</email>
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               <aff> Unité de géochronologie et sédimentologie océanique, université Pierre &amp; Marie Curie, 4, place Jussieu, case 119, 75252 Paris cedex 05, France</aff>
            </aff-alternatives>
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         <volume>4</volume>
         <issue seq="7">5</issue>
         <issue-id pub-id-type="pii">S1631-0683(05)X0025-2</issue-id>
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            <copyright-statement>© 2005 Académie des sciences. Published by Elsevier B.V. All rights reserved.</copyright-statement>
            <copyright-year>2005</copyright-year>
            <copyright-holder>Académie des sciences</copyright-holder>
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                        Full (PDF)
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         <abstract abstract-type="author">
            <p>Magistrat landais, Jacques-François Borda d'Oro a collectionné les roches et les fossiles des environs de Dax de1730 à 1800. De 1753 à 1803, il a fait connaître sa collection aux savants de son temps, contribuant significativement à leur information pour fonder la paléontologie. Entre 1784 et 1793, il a rédigé un catalogue décrivant les éléments de son cabinet de curiosités. Il n'a pas manqué d'étudier et de rapporter ses observations sur l'exploitation et l'utilisation des roches. Il a comparé les fossiles au vivant actuel et perçu les changements climatiques. Le manuscrit de ce catalogue est inédit. .</p>
         </abstract>
         <trans-abstract abstract-type="author" xml:lang="en">
            <p>
               <bold>On an unpublished manuscript by Jacques-François Borda d'Oro (1718–1804): contribution of an amateur of geology from near Dax (Landes).</bold> Jacques-François Borda d'Oro collected rocks and fossils in the area around Dax (Landes, France) between 1730 and 1800. From 1753 to 1803, he made known his collection to the scholars and significantly contributed to their information, allowing them to document the principles of palaeontology. Between 1784 and 1793, he wrote a catalogue describing his collection. Doing this, he studied and reported his observations on the exploitation and the use of rocks. He compared fossils to contemporaneous livings and perceived climatic changes. The manuscript of this catalogue is unpublished. .</p>
         </trans-abstract>
         <kwd-group>
            <unstructured-kwd-group>Manuscrit, XVIII<sup>e</sup> siècle, Borda, collection géologique, géologie régionale, Dax, France</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
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            <unstructured-kwd-group>Manuscript, 18th century, Borda, geological collection, regional geology, Dax, France</unstructured-kwd-group>
         </kwd-group>
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            <custom-meta>
               <meta-name>presented</meta-name>
               <meta-value>Présenté par Michel Durand-Delga</meta-value>
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      </article-meta>
   </front>
   <body>
      <sec id="sec1">
         <label>1</label>
         <title>Introduction</title>
         <p>Un manuscrit de la bibliothèque de la société de Borda, à Dax (Landes), est signé de Jacques-François Borda d'Oro (Dax, 1718– Saugnac, 1804). Sa nature et son contenu n'ont jamais fait l'objet d'une présentation. Totalisant près de 1500 pages, il est composé de deux ouvrages. L'un, relié avec le numéro 1, traite de la pétrographie : les minéraux, les roches, les sols et est intitulé par l'auteur <italic>Mémoires pour servir l'histoire du règne minéral aux environs de Dax en Gascogne</italic>
            <xref rid="bib3" ref-type="bibr">[3]</xref> ; l'autre, relié en deux volumes avec les numéros 2 et 3, traite des fossiles et est intitulé par l'auteur <italic>Mémoires sur les fossiles des environs de Dax</italic>
            <xref rid="bib4" ref-type="bibr">[4]</xref>.</p>
         <p>Parmi les descriptions, cet ensemble de Mémoires contient des informations qui ne manquent pas d'intérêt quant à l'utilisation des matériaux géologiques, sur l'aide que peut apporter un collectionneur aux scientifiques de son temps, sur des affleurements géologiques aujourd'hui disparus. On souhaite ici faire connaître le contenu de ce manuscrit (citations rapportées dans l'écriture originale ci-dessous) et rendre hommage à un naturaliste, disparu voici deux siècles, que sa passion pour les curiosités géologiques a conduit à entreprendre la difficile tâche de rassembler ses observations sur les roches de sa contrée en soulignant leur utilité pratique.</p>
      </sec>
      <sec id="sec2">
         <label>2</label>
         <title>L'auteur</title>
         <sec id="sec2.1">
            <label>2.1</label>
            <title>Biographie</title>
            <sec>
               <p>Étienne de Laborde (dit capitaine de Borda) obtint ses lettres de noblesse d'Henri IV et fut maire de Dax (Landes) de 1571 à 1606 <xref rid="bib9" ref-type="bibr">[9]</xref>. Un de ses fils, Saubat de Borda, fut à l'origine des deux branches, qui donnèrent chacune un membre à l'Académie des sciences. La branche aînée est issue de Bertrand (Borda Josse), bisaïeul de Jacques-François (III), naturaliste, notre auteur. La branche cadette est issue de Jacques-François (I), dit Borda Labatut et bisaïeul de Jean-Charles Borda (mathématicien, marin, physicien). La <xref rid="fig1" ref-type="fig">Fig. 1</xref> donne cette filiation, combinant les informations publiées <xref rid="bib3" ref-type="bibr">[3]</xref>, <xref rid="bib4" ref-type="bibr">[4]</xref> and <xref rid="bib12" ref-type="bibr">[12]</xref> et celles des archives du château d'Oro (lieudit de la commune actuelle de Saugnac-et-Cambran, près de Dax). Jean-Charles et Jacques-François étaient cousins, et non oncle et neveu, comme la différence d'âge a pu le faire écrire (dossiers d'archives de l'Académie des sciences).</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Notre auteur est donc membre d'une famille qui a occupé les charges de maire de Dax, de président du présidial (notre tribunal de première instance actuel) et de lieutenant de la sénéchaussée des Landes pendant cinq générations. Dufau <xref rid="bib10" ref-type="bibr">[10]</xref> écrit que son intelligence était brillante ; après son éducation dacquoise, il poursuivit ses études à Paris, où il fut compagnon du physicien d'Alembert (1717–1783), lequel l'encouragea dans son goût déterminé pour les études en mathématiques et histoire naturelle. Sa famille semble l'avoir détourné de ce penchant, pour le diriger vers l'étude des lois. Il obéit et devint président du présidial de Dax à 18 ans, à la suite de son père décédé, puis lieutenant général de la sénéchaussée des Landes à 24 ans <xref rid="bib5" ref-type="bibr">[5]</xref>. Il remplit ces charges jusqu'en 1771, date à laquelle Louis XV entreprit une réforme de la magistrature contre laquelle il s'éleva. En disgrâce, il dut séjourner à Paris, protégé par d'Alembert et le duc de Richelieu ; il saisit cette occasion pour visiter le « Cabinet du Roi » où « parmi ses différentes espèces je remarquai du Basalte semblable au plus commun de ceux qui sont répandu autour de nous ». Il revint à Dax, où il refusa la mairie en 1776, pour se consacrer à ses études.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>En 1756, il acheta la propriété d'Oro à sa tante (voir <xref rid="fig1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>) et prit le nom de Borda d'Oro ; il y fit construire le château actuel, qu'il n'habita qu'en 1781 et dont la propriété fut retransmise aux descendants de la famille d'Oro, ce qui explique la conservation d'archives relatives à notre sujet.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec id="sec2.2">
            <label>2.2</label>
            <title>Titres et contributions scientifiques</title>
            <sec>
               <p>Borda d'Oro fut affecté à Réaumur (1683–1757) par l'Académie des sciences comme correspondant en 1753. À la mort de ce dernier, il devint celui de Duhamel du Monceau (1700–1782), à la mort de qui il fut celui de son propre cousin Jean-Charles Borda (1733–1799). Jean-Charles Borda entra lui-même à l'Académie comme adjoint géomètre (1756) et en fut directeur durant l'année 1777. Jacques-François fut le mentor de Jean-Charles ; un lien étroit semble avoir lié ces deux cousins.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Parmi les contributions de Jacques-François, consacrées aux environs de Dax, les auteurs <xref rid="bib3" ref-type="bibr">[3]</xref> and <xref rid="bib5" ref-type="bibr">[5]</xref> et lui-même, dans ses manuscrits, évoquent quelques textes imprimés : deux mémoires (1786–1787) sur l'effet du froid sur les végétaux (plantes céréales, vignobles, arbres fruitiers) à la Société royale d'agriculture et des mémoires sur la culture de l'arachide dans les Landes, publiées dans les <italic>Annales d'agriculture</italic> ou le <italic>Journal des Landes</italic>. L'essentiel de ses écrits est resté inédit, y compris ses courriers et envois à l'Académie des sciences, dont il fut un correspondant actif. On peut citer encore des mémoires sur la pouzzolane, sur les tourbes, sur l'analyse des eaux minérales, sur la plantation des bois de chêne. Son travail principal est cependant son monumental manuscrit sur les curiosités géologiques des environs de Dax.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec id="sec2.3">
            <label>2.3</label>
            <title>Relations</title>
            <sec>
               <p>Ses relations avec ses contemporains concernent ses concitoyens landais, les savants de son temps et divers collectionneurs.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Pour le premier point, être notable lui a facilité l'accès aux sources de matériaux géologiques, souvent entre les mains de ses pairs. Ceux-ci l'estimaient et il fut chargé par eux de vérifier les titres et les pouvoirs de la noblesse pour les États généraux <xref rid="bib10" ref-type="bibr">[10]</xref>. S'il donna tant d'information sur l'exploitation et le traitement du minerai de fer ainsi que sur de nombreux fossiles provenant d'Abesse, c'est que le propriétaire des forges, Jean-Louis de Borda, était un fils de son grand-père (<xref rid="fig1" ref-type="fig">Fig. 1</xref>), du même âge que lui-même.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Quant à ses concitoyens populaires, ils contribuèrent à alimenter sa collection. Par exemple, Borda d'Oro relate ainsi la provenance d'un beau morceau de pyrite : « Le païsan duquel je la tiens, m'a montré le lieu d'où il avoit été arraché [...] La naïveté de cet homme me repondit de sa bonne foi. D'ailleurs aucun motif d'intérêt ne l'engageoit a me tromper » [après lui avoir montré que ce n'était pas de l'or, Borda ne l' avait pas payé largement.] Dufau <xref rid="bib10" ref-type="bibr">[10]</xref> note : « Tandis qu'il appliquoit les heures de ses délassements à suivre des cours pratiques d'économie rurale [...] on le trouvoit encore chez les laboureurs, les vignerons, les potiers, les artisans [...] Les ouvriers qu'il se plaisoit à instruire étoient ravis de l'entendre. ». Plus loin : « Ses voisins, ses colons le regardaient comme un père. » La <xref rid="fig2" ref-type="fig">Fig. 2</xref> présente un portrait de ce collectionneur paternel.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Son comportement vis-à-vis du « petit peuple » est contrasté, selon nos critères actuels. À propos de l'exploitation d'une argile par un dur labeur d'enlèvement de la découverte, il écrit : « Mais les habitans de nos campagnes n'ont pas encore imaginé qu'on puisse descendre dans des puits et s'engager dans des souterreins ». Le juge perce sous la remarque qui suit, toujours à propos du bitume : « La portion du depot de Caupenne qui est renfermée dans l'enclos D'Armentière est un objet de commerce pour le propriétaire de cette métairie. Les païsans de Bastènes ne cessent point d'enlever furtivement les restes de celui qu'on exploitoit auprès des fourneaux, et dont la propriété appartient aux réprésentans de M. Juliot et des autres anciens associés ».</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Sévère est son jugement sur la façon dont les ouvriers exploitent la garluche (minerai superficiel de fer) en trous isolés, au lieu de suivre le niveau une fois celui-ci découvert : « Mais les gens du païs n'auroient pas imaginé qu'il y eût de l'économie a conduire le travail de cette manière, et les Basques moins encore qui dirigeoient presque entier les travaux qu'exigeoient la mine d'Abesse ». À propos du faible rendement des minerais d'Abesse, il implique encore les ouvriers : « Un produit aussi mince pouvoit etre attribué au peu d'habileté des ouvriers, gens incapables de penser, et servilement assujettis aux pratiques qu'ils avoient apprises dans les forges d'Espagne. En effet la pesanteur de quelques scories est vraiement énorme, et ne laisse aucun lieu de douter qu'elles ne recèlent une grande quantité de métal. »</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Pour terminer cette évocation du personnage, on peut rappeler une anecdote <xref rid="bib2" ref-type="bibr">[2]</xref> : en 1793, il adressa, imprudemment, au maire de Mimbaste (commune sur laquelle s'étendait une partie de son domaine d'Oro) une requête lui demandant, écrit Bacler, « d'appliquer une loi de 1669 qui interdisait aux habitants des campagnes de prendre du bois de chauffage dans la forêt du seigneur et même d'y circuler (se plaignant) des dégâts que faisaient ainsi les paysans [....] dans ses futaies d'Oro ».</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Quant au second point, la principale contribution de Borda d'Oro au formidable foisonnement des idées de son époque fut son souci de mettre à la disposition des savants d'alors les objets de sa collection et ce qu'il en savait.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Concernant Réaumur (dont il avait été élu correspondant), il écrit : « M. de Réaumur lui même crut voir une pierre dans l'échantillon de Basalte que je lui envoiai l'année 1753. j'appris dans la suite que des productions du feu souterrain partageaient avec les pierres les differens caractères que je viens de rappeler. » Il cite Réaumur pour ses travaux sur les faluns : « Parmi les objets remarquables que présente l'histoire naturelle de la France, on doit placer au premier rang le dépôt de coquilles fossiles qui s'étend sur une partie de la Touraine. c'est à M. de Réaumur que nous avons l'obligation de le connoitre. Il est devenu pour ce Physicien celèbre le sujet d'un des mémoires qu'il a donnés a l'Académie des Sciences » <xref rid="bib24" ref-type="bibr">[24]</xref>.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>À propos d'une mâchoire de dauphin qui fit l'objet de discussion : « Sa couleur est celle du falun dans lequel ce fossile a été trouvé à Sort. Ce morceau se trouve maintenant déposé dans le Cabinet du Roi. Je l'avais envoié à M. de Réaumur », et encore à propos d'autres os : « J'en envoiai quelques uns a M. de Réaumur. Le savant naturaliste […] ». À propos de terriers identifiés comme tels par Borda d'Oro, ce dernier écrit : « Je me faisois un plaisir de communiquer les fruits de mes recherches a feu M. de Réaumur. les cellules creusées dans la pierre, et les noaiaux formés dans l'argile me parurent dignes de sa curiosité ». je lui adressai des uns et des autres. Voici la reponse que je reçus du savant académicien. Elle est datée du 6 décembre 1756 : « il n'y a que deux jours que M. Bernard de Jussieu et moi examinames pièce a pièce, et aiant votre mémoire sous les yeux toutes celles de votre dernier envoi. Je ne connois personne plus instruit que lui dans ce genre de productions de la nature. Aussi fut il très touché de leur nouveauté. Il ne doute point, et qui pourroit en douter ? que vos tuyaux creux n'aient été habités ».</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Les échanges avec Duhamel du Monceau, sont moins bien connus, mais « Duhamel Dumonceau [...] enrichit son histoire générale des pêches, des mémoires que lui fournit Borda sur les poissons qu'on trouve dans le Golfe de Gascogne » <xref rid="bib10" ref-type="bibr">[10]</xref>. Dans les <italic>Mémoires</italic> de Borda d'Oro, nous n'avons noté qu'une citation du « Tome V du Traité de la culture des terres de M. Duhamel » <xref rid="bib11" ref-type="bibr">[11]</xref>.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>L'anatomiste Poissonnier (1720–1798, académicien en 1760) le visita en 1790. Borda d'Oro note : « Dans une tres courte visite de laquelle M. Poissonnier honora ma collection, je le priai de m'apprendre sous quelle espece cet os devait etre rangé ».</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Très tôt, il a sollicité le botaniste, minéralogiste et géologue Jean-Étienne Guettard (1715–1786), de l'Académie des sciences, à qui il envoya des roches en 1756. Guettard l'a visité en 1771 : « M. Guettard qu'un voiage sur les côtes maritimes du roiaume avoit amené ches nous, m'aiant accordé l'avantage de le posséder pendant quelques jours, la mine de charbon fut un des objets dont je voulus lui donner le spectacle. » Guettard rendit hommage à Borda d'Oro en écrivant à son ministre <xref rid="bib5" ref-type="bibr">[5]</xref> : « Dax, connu depuis si longtemps pour ses eaux chaudes, l'est devenu encore plus parmi les Naturalistes depuis que M. le Président Borda a découvert [...] une quantité immense de toutes sortes de corps marins [...] dont il fait part, de même que de ses réflexions savantes, aux curieux qui ont recours à lui pour être éclairés sur un pays aussi intéressant. »</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Borda d'Oro accueillit aussi le chimiste Pierre-Joseph Macquer (1718–1784, académicien en 1745), ce qu'il note dans ses Mémoires : « Pendant le séjour que M. Macquer fit à Dax en 1768, je vis entre ses mains une sorte de porcelaine dont la couverte étoit assés blanche. Il l'avoit faite, me dit-il, de la terre de Poublan » (à Pouillon, près de Dax). De son côté, lors de son enquête sur le kaolin destiné à la fabrication de la porcelaine, Macquer écrivait au ministre, en 1768 : « M. de Borda [...] correspondant de notre Académie [...] a fait une des plus belles collections que j'aie encore vues de minéraux, de terres et de pierres [...] que des terres du pays, toutes en bon ordre, avec l'indication précise des lieux d'où elles sont tirées » <xref rid="bib5" ref-type="bibr">[5]</xref>.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Pierre-Bernard Palassou (1745–1830) vint aussi le voir. Borda d'Oro note, au sujet de la nature des roches vertes des environs de Dax : « Cette analyse de nos Basaltes se trouve faite, au reste, en quelque manière, et la célébrité du Chymiste dont elle est l'ouvrage lui mérite la confiance la plus entière. M. Palassou remit à M. Bayen quelque portion d'une matière qu'il met au nombre des pierres, et a laquelle il a donne le nom d'ophite. Il l'avoit recueillie dans les Pyrénées, et je tiens de lui-même qu'elle n'étoit pas differente du Basalte qu'il a vu dans nos environs, lorsque j'ai eu l'avantage de le conduire sur quelques uns des monceaux de cette matière ». Borda d'Oro ne partageait pas la vision de Palassou sur la nature sédimentaire de l'ophite. Palassou a toujours considéré que son ophite résultait de la recristallisation de matières argileuses <xref rid="bib12" ref-type="bibr">[12]</xref>. Les raisons de Borda d'Oro sont diverses ; c'est l'opinion de Réaumur ; celle, aussi, de Faujas de Saint-Fond : « À la couleur près elle (l'ophite) a tous les caractères du Basalte vert décrit par M. Faujas de Saint fond dans son ouvrage sur les volcans du Vivarais et du Velai » <xref rid="bib13" ref-type="bibr">[13]</xref>. Il écrit encore : « j'ai parlé du Mont Caüt de Gaujac ; montagne chaude est la traduction française de ces deux mots de la langue Gasconne. trois lettres ajoutées à Monhouga (<italic>n</italic>) en feront dans la même langue deux mots que le françois rendroit par ceux de Montagne en feu ». (<italic>n</italic>) note infrapaginale : « On formeroit les deux mots Mont Hoüegat [...] du nom Hoüet qui exprime le feu dans notre dialecte gascon. Il ne diffère que très peu comme on le voit [...] (du mot) [...] fuego par lequel la langue espagnole rend le feu ». Il imagine que les massifs d'ophite sont venus au jour par soulèvement comme les îles de Santorin ou d'Islande !</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Le botaniste dacquois Jean Thore (1762–1823) partageait avec lui la curiosité des choses de la nature, ainsi que le note sa fille Marie-Louise [1 (pièce 4)] : « J'ai demandé à Monsieur le Préfet de nommer à la conservation de ce cabinet, un ami de mon respectable père celui qui pendant dix ans et sa dernière maladie lui a prodigué non seulement les soins de son art mais ceux de sa plus sincère amitié, Mr Thore. Il dépendoit de Mr le Préfet d'acceuillir ma demande : il le devoit peut être en raison du cabinet lui même dont Mr Thore connoit très bien l'arrangement et ce de loin de cela ».</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Cuvier, alors inspecteur général de l'instruction publique, s'arrêta à Oro en 1803, ainsi que le rapporte Borda d'Oro : <italic>«</italic> Amené depuis lors a Dax dans son voiage pour l'inspection des ecoles secondaires, il honora ma collection de sa visite ». C'est à cette occasion qu'il prit les dessins d'ossements qu'il publia plus tard <xref rid="bib7" ref-type="bibr">[7]</xref> and <xref rid="bib8" ref-type="bibr">[8]</xref>.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Au sujet de ses relations avec les collectionneurs, Borda d'Oro cite abondamment la collection Davila ; par exemple : « De tous les animaux marins qu'on tire de l'intérieur de la terre, les Crustacées sont les plus rares. ceux qui contribuaient a former la collection de Davila furent portés a des prix considerables dans la vente de ce cabinet. Mais le cas infini qu'en faisoit M. Bernard de Jussieu devient un témoignage tout autrement certain de leur grande rareté. Je tiens d'un de ses disciples que les moindres debris de ces fossiles etoient precieux pour ce grand naturaliste ». Certains lui firent des dons, comme il le note : « Je dois a la générosité de feu M. L'abbé Rosa une belle suite de Polypiers qu'il avoit tirés des environs de Tours », ou encore (à propos d'un os de nature inconnue de sa collection) : « [...] le Cabinet de M. Journu que j'obtins l'agréement de visiter amené à Bordeaux pour des affaires en 1785. Aiant laissé paroitre quelque désir de l'avoir a ma disposition, pour pouvoir le comparer avec le fossile que je possédois, le propriétaire de cette riche collection se fit un plaisir de me le ceder ». Enfin, il cite à diverses reprises les collections visitées à Paris (le cabinet de M. le duc d'Orléans, « le Cabinet du Roi », expression rayée et remplacée par « le Muséum d'histoire naturelle », qui renferment ses envois ou des pièces qui ressemblent à ses collectes. Borda d'Oro échangeait libéralement ses trouvailles, devenant ainsi un <italic>précieux auxiliaire des savants de son temps</italic>, tandis qu'il en tirait lui-même des connaissances pour sa propre culture.</p>
            </sec>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec3">
         <label>3</label>
         <title>Le manuscrit</title>
         <sec id="sec3.1">
            <label>3.1</label>
            <title>Nature du manuscrit</title>
            <sec>
               <p>La nature du manuscrit est donnée par Borda d'Oro : « Ceux qui ont vu le Cabinet de Davila ou qui en ont lu le catalogue savent combien les fossiles des environs de Dax étaient nombreux dans cette collection. Le curieux qui l'avoit formée tenoit de moi la plupart de ces morceaux, particulierement ceux dont le catalogue atteste la rareté. Cette ample libéralité me donne des regrets dont je crois devoir taire la cause, et qui subsisteroient peut etre encore, si je ne devois la regarder comme le prix qui m'a fait acquerir des reconnoissances sur le degré de mérite de nos coquilles fossiles, et des instructions sur la manière de les décrire. J'ai puisé les unes et les autres dans ce même catalogue, production dont le savant auteur est assés connu (cf. <xref rid="bib25" ref-type="bibr">[25]</xref>). Son ouvrage va me fournir dés secours pour l'histoire des nautiles de nos environs ». Le manuscrit de Borda d'Oro constitue donc le catalogue de son cabinet de curiosités.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Les trois volumes, de format 19 × 23 cm, comptent 595, 599 et 285 pages respectivement. Sur chaque feuille, un cadre au crayon de 12 × 17 cm est dessiné et l'auteur y a rédigé, le plus souvent, 25 lignes de texte. L'écriture est remarquablement lisible et permet des citations, avec graphisme original. Les ratures sont rares, les noms de lieu soulignés, les pages numérotées en haut hors du cadre. La préservation est assez bonne pour envisager de réaliser une copie intégrale sans que l'encre du verso ne brouille le texte du recto.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Le titre inscrit sur la page de couverture intérieure du premier ouvrage, <italic>Mémoires pour servir l'histoire du règne minéral aux environs de Dax en Gascogne</italic>, est répété à la page 1. Une confusion est possible : pour Borda d'Oro, le mot fossile n'a pas le sens actuel ; il est noté au début du volume 2 : « J'avois destiné la première partie de cet ouvrage à ceux de nos fossiles dont la nature fut minérale dès leur origine. Des restes d'animaux et de substances végétales tirés de nos terreins, devoient remplir la seconde ». Le manuscrit se compose donc de deux parties, ayant chacune deux objets distincts : d'une part, les roches et minéraux, d'autre part, les fossiles au sens actuel de reste ou trace d'origine biologique.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec id="sec3.2">
            <label>3.2</label>
            <title>Organisation du manuscrit</title>
            <sec>
               <p>Le volume 1 est constitué de seize mémoires, dont les titres, longueurs et nombres d'objets cités sont indiqués dans le <xref rid="tbl1" ref-type="table">Tableau 1</xref>. Les objets cités sont les objets signalés dans le texte de Borda par un astérisque reportant à un numéro en marge ; chaque numéro correspond à un objet du cabinet d'histoire naturelle. Ces numéros suivent l'ordre des citations et non celui des récoltes et furent reportés sur les objets. Les deux volumes de paléontologie donnent lieu à dix mémoires précédant une sorte de conclusion.</p>
            </sec>
         </sec>
         <sec id="sec3.3">
            <label>3.3</label>
            <title>Histoire du manuscrit</title>
            <sec>
               <p>Le manuscrit donne des indications qui permettent de dater sa réalisation. On a distingué trois types d'informations : (1) celles relatives à des faits datés, soit un échange de courrier (E), soit un fait historique (H), soit une récolte ou une visite du terrain (R) ; (2) celles situant la rédaction au propre (D, pour datation instantanée), et (3) celles des modifications postérieures (A, pour ajouts, dans la <xref rid="fig3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>). Il y a encore la citation de publications dont la date est utile.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Quelques observations sont bien datées, comme la chute dans l'Adour des bancs supérieurs situés au nord de l'actuel mur de Bédat à Tercis : [ces lits] « n'étoient plus qu'au nombre de deux en l'année 1753 [...] le dernier [...] fut renversé pendant l'hiver de l'année 1769 ». De même, à propos de l'ensevelissement de pins par une dune sur la route de Capbreton à Dax, Borda d'Oro note qu'« a peine voit on quelque portion de leur cime en 1774 ». Dans le dernier <italic>Mémoire sur la végétation</italic> (I, p. 586), il est fait référence aux froids mémorables de 1766, qui se sont renouvelés en 1786 et 1789 et provoquèrent la « gélivure » de « presque tous les jeunes chênes du canton sabloneux ».</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>On n'a trouvé qu'une indication susceptible de dater instantanément le moment de l'écrit final lui-même. Borda d'Oro décrit sa visite près de la métairie de Gueyrosse (Abesse) et sa récolte, en 1786, d'une « matière du bleu le plus beau laquelle perdoit cette couleur après avoir été exposée à l'air pendant quelque temps » ; il ajoute qu'après avoir lavé ce sédiment, l'eau contenait un composé qui « exhaloit une odeur sulfureuse qu'il n'a pas entièrement perdüe après quatre ans révolus ». Il semble bien qu'il vienne de vérifier le fait dans sa collection, ce qui situerait cette partie de la rédaction vers 1790 (diamant D, <xref rid="fig3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>).</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Les ajouts donnent une idée de la date des relectures : ainsi est citée, dans une note rédigée sur un collage, l'action du froid de l'hiver 1789. De multiples modifications sont liées à une lecture finale qui a éliminé certaines désignations liées à l'Ancien Régime ; elles sont postérieures à la proclamation de la République, le 21 septembre 1792 (rectangle A sur la <xref rid="fig3" ref-type="fig">Fig. 3</xref>).</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>L'avertissement, collé a posteriori au début du volume I, note que les <italic>Mémoires de pétrographie</italic> ont été « écrits depuis plus de vingt ans » (surchargé <italic>vingt cinq</italic>). Si l'on tient compte de la date du décès de Borda d'Oro (1804), cela situe la rédaction correspondante avant 1779, au moment du rajout du <italic>cinq</italic>. On notera encore qu'avant la page 460 du volume de pétrographie, les dates citées vont de 1753 à 1778 ; ensuite seulement viennent les dates de 1784 à 1790.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>La <xref rid="fig3" ref-type="fig">Fig. 3</xref> résume la situation. Elle suggère trois groupes de dates : 1753, 1765–1774 et 1784–1790. La première date correspond à l'entrée à l'Académie, moment où Borda d'Oro a commencé à citer sa collection. Une première série de notes a été rassemblée autour de 1770, tandis que la fin de la seconde période a été celle de la réalisation au propre. Après 1790, il a perdu son seul fils, il a fini son œuvre majeure ; les remous de la révolution ne l'ont pas épargné. Il ne touche presque plus à son travail, qu'il renonce à publier, pour diverses raisons, évoquées dans l'avertissement. En particulier, il a pris conscience de l'évolution d'une connaissance en plein essor qui exigerait une refonte de son texte.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>À sa mort, Marie-Louise Borda d'Oro (1749–1844), sa fille aînée, hérita des collections, du manuscrit et des dessins. Les conditions d'une cession à la municipalité de Dax firent l'objet d'un accord, formalisé le 2 février 1807 [1 (pièce 1)]. La cession comprenait des objets composant le cabinet ; ces objets étaient accompagnés de « mémoires originaux de la main de M. de Borda » ; ces mémoires autographes seraient prêtés à la municipalité pour copie, puis rendus.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>Ces conditions ont été acceptées par le conseil municipal en 1807 [1 (pièce 2)], qui note que le manuscrit sera copié, mais que les dessins feront partie de la cession.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>La mise en œuvre de cette cession fit l'objet de débats. Le texte d'un brouillon de lettre, non daté, de la main de Marie-Louise au préfet des Landes [1 (pièce 3)] confirme que les <italic>Mémoires</italic> concernent les objets du cabinet d'histoire naturelle régionale, mais que des objets exotiques existaient aussi au château d'Oro et furent cédés, bien que non inclus dans la cession. Une autre lettre de Marie-Louise au maire de Dax [1 (pièce 4)] nous informe de la volonté du préfet de nommer Jean-Baptiste Grateloup (1735–1817, l'oncle du futur médecin naturaliste et paléontologiste dacquois prénommé Sylvestre, 1782–1861) conservateur. Marie-Louise proteste contre ce choix, étant donné les mauvaises relations que son père et elle entretenaient avec ce dernier, et demande que Thore soit désigné. L'accord pour le prêt des manuscrits pour copie est confirmé, tandis que les dessins seraient cédés. La municipalité de Dax veut s'attribuer le mobilier avec les objets, ce que refuse Marie-Louise [1 (pièces 4 et 5)], mais elle tente d'influencer le préfet en faveur de Thore, en accordant une partie de ce mobilier. Un dernier document certifie la remise de « deux grands portefeuilles contenant divers desseins » le 1<sup>er</sup> juillet 1807 [1 (pièce 6)].</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>L'écriture du manuscrit conservé à la Société de Borda est celle des archives du château d'Oro, écrites et signées de la main de Borda d'Oro. Elle est petite, fine et dense, aisée, rapide mais bien formée, sans fioriture et avec le même dessin des chiffres. Cette similitude, comme la nature des surcharges, permet d'établir que le manuscrit examiné est bien l'original. Il ne fut donc pas rendu et l'affirmation de Coste selon laquelle il fut finalement donné ne s'appuie sur aucun document, alors que cet auteur est habituellement particulièrement méticuleux dans ses références. Le caractère entier de la donatrice laisse penser qu'il est peu probable qu'elle ait cédé. Marie-Louise voulut reprendre le manuscrit en 1813, ce que refusa la ville, qui demanda communication du testament de Borda d'Oro en 1821… et l'affaire s'enlisa <xref rid="bib2" ref-type="bibr">[2]</xref>.</p>
            </sec>
            <sec>
               <p>L'original parvint à la Société de Borda, créée en 1876, et dont le nom rend hommage à Borda d'Oro <xref rid="bib2" ref-type="bibr">[2]</xref>. Une copie manuscrite en fut faite avec la même présentation en trois volumes, lesquels sont répartis entre les membres d'une famille dacquoise, dont un ancêtre fut conservateur de la société avant 1900 et, probablement, le copiste.</p>
            </sec>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec4">
         <label>4</label>
         <title>Sur les roches et minéraux</title>
         <sec>
            <p>La composition de la collection de pétrographie est donnée dans le <xref rid="tbl1" ref-type="table">Tableau 1</xref>. On attirera seulement, ici, l'attention sur quelques intérêts particuliers : (1) les minéraux combustibles, (2) le falun, (3) le minerai de fer, (4) la causalité de la richesse en ressources minérales.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Le <italic>Mémoire 13</italic> présente les roches combustibles des environs de Dax. On y lit la description de « curiosités » extraites du bitume à Gaujacq, Bastennes, Caupenne, Donzac et celles du « charbon de terre » extrait des mines de Saint-Lon. Après avoir défini le bitume : « ce qu'on nomme Bitume, est un composé de diverses matières liées par un suc épais, gras, inflammable, qui suivant les vicissitudes de froid et de chaud qu'il peut eprouver donne a ce melange ou la dureté de la pierre, ou la mollesse de la cire échauffée », Borda d'Oro évoque son exploitation : « Pour séparer le Bitume on construisoit des fourneaux que M. Juliot a décrits d'une manière très imparfaite. il les nomme, des fourneaux de Reverbère. on y entretient, dit il, le feu pendant quatre ou cinq jours. Le Bitume le plus disposé a la fonte coule de dessus des grilles de fer dans des bassins, et de la dans des barrils. […] Ces fourneaux, me disoit on, etoient au nombre de dix ou de douze, couverts d'un hangar dont il ne demeure aucun vestige. il en reste très peu des fourneaux eux mêmes… ». Il rappelle enfin son utilisation : pour imperméabiliser des assemblages de pierres, on utilise un ciment bitumineux : un mélange de 85% de « brut » et 15% « d'épuré », auquel on ajoute « environ six ou sept pour cent de chaux vive » ; cette recette s'est révélée très efficace « a Bordeaux dans les remparts du Chateau Trompette ».</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Pour le charbon (d'âge Crétacé ici), Borda d'Oro note que l'exploitation à Saint-Lon « ne fut pas d'une longue durée. la partie supérieure du charbon se trouve remplie de Pyrites. Celui qu'on enleva d'abord aiant été emploié par des forgerons, rendit leur fer aigre et cassant, et l'amas entier fut décrié. » Et encore : « l'extraction depuis ce premier temps en a été reprise et abandonnée a diverses fois. elle fut suivie avec quelque activité en 1771. » Puis : « Ce nouveau travail fut abandonné après quelques années. Un troisième lui succeda et fut entrepris beaucoup plus en grand. en aiant été averti en 1778, je m'empressai de me rendre sur les lieux. » Enfin : « La mine de charbon fut abandonnée une troisième fois dans le cours de l'année 1778. »</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Dans son <italic>Mémoire 14</italic>, Borda d'Oro rappelle les gisements de falun qu'il a observés et ses conseils auprès des agriculteurs : « instruit par la lecture du mémoire de M. de Réaumur, je crus pouvoir annoncer que ces matières répandües sur les champs produiroient des effets semblables a ceux de nos marnes. L'événement a justifié ce que j'avois osé prédire […] ». Il insiste : « Aucun engrais n'est comparable au falun ; nos marnes même les plus renommées lui sont de beaucoup inférieures. Il fertilise également et les sables et les terres fortes. Il augmente presque jusqu'au double le produit des prairies. Ces derniers terrains en demandent a peine une quantité qui soit egale a celle de la graine de foin dont on voudrait les ensemencer. » L'auteur expose alors l'emploi du falun, la quantité utile, les précautions d'emplois, son action sur diverses cultures et au cours du temps. C'est une véritable recherche pratique en agriculture.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>L'histoire du minerai de fer et des forges d'Abesse (à Saint-Paul-lès-Dax) était bien connue de l'auteur, qui en rapporte les détails. Borda d'Oro donne la description de la technique d'extraction : « Je crois devoir décrire maintenant le travail par le moien duquel les mines d'Abesse et de Gueyrosse étoient amenées à l'état parfaitement métallique. On leur faisoit subir un grillage. Je n'ai pu m'appercevoir qu'elles donnassent quelque odeur sulfureuse dans cette opération. Quel que pût être l'effet qu'on attendoit de ce moien, il me paroit n'avoir eu que celui de rendre plus facile la séparation de la partie métallique d'avec la terre martiale. elle se détachoit en grande partie des masses grillées, lorsqu'on frappoit celles ci. Le fer demeuroit comme en grumeaux qu'on degageoit plus exactement encore en les agitant sur un crible. C'est dans cet etat qu'il étoit porté au fourneau de l'espèce de ceux qu'on a nommés fourneaux a la Catalane/Biscayenne. avec la mine on jettoit dans ce grand creuset du charbon de bois de Pin. Lorsqu'elle avoit éprouvé le degré de feu convenable, on ouvroit une porte pour donner lieu a l'écoulement des scories. Le fer étoit ensuitte retiré du creuset rassemblé en un tourteau de l'interieur duquel des flammes s'élançoient de toutes parts. Les parties de cette masse aiant été rapprochées par des coups de marteau, le même instrument aidé d'un coin, étoit emploié pour la diviser en trois saumons. tandis que deux de ces portions refroidissoient plongées dans l'eau, la troisième placée dans le fourneau recevoit un recuit, après lequel on l'allongeoit en plaques longues a peu près de quatre pieds, larges d'environ trois pouces, sur trois ou quatre lignes d'épaisseur. Le fer que donnoient l'une et l'autre mine se ressembloit par ses qualités. elles ne rendoient que dix pour cent » (NB : mine = minerai ; taille des plaques citées : 130 × 8 × 0,5 à 1 cm).</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>L'exploitation dura longtemps : « Il y a près d'un siecle qu'on etablit a Abesse un haut fourneau […] il fut abandonné après quelques années, et l'on continua d'exploiter la matière du banc dans le fourneau qui existait auparavant, et dont le travail vient de cesser pour n'être point repris désormais ». La cause de la cessation d'activité est décrite ensuite : « Le fer d'Abesse jouissait d'une grande réputation dans le païs. Aucun autre ne pouvait lui être comparé pour la fabrique des instrumens du labourage. Du fer de Suède qu'on porte a Baionne depuis quelques années, s'étant trouvé semblable a celui d'Abesse par sa qualité, et pouvant etre vendu a moindre prix, le dernier n'a pu soutenir cette concurrence, et la forge a été détruite. »</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>L'intérêt des environs de Dax pour les ressources minérales est illustré par le <xref rid="tbl2" ref-type="table">Tableau 2</xref>, qui donne un aperçu des localités citées. La richesse en ressources minérales est liée à la présence de structures tectoniques nommées diapirs (dômes de roches plastiques profondes injectés dans les couches supérieures). La carte géologique nous apprend, en effet, que les sites majeurs, Pouillon, Bastennes, Caupenne, Gaujacq, Tercis, Bénesse, Saint Pandelon, Préchacq, sont tous situés sur des structures diapiriques. L'intérêt économique de ces structures, en Aquitaine, a été analysé par ailleurs <xref rid="bib20" ref-type="bibr">[20]</xref> and <xref rid="bib21" ref-type="bibr">[21]</xref>.</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec5">
         <label>5</label>
         <title>Sur les fossiles</title>
         <sec>
            <p>La composition de la collection de paléontologie peut être reconstituée (<xref rid="tbl1" ref-type="table">Tableau 1</xref>). On y note l'abondance remarquable des pièces provenant de vertébrés. Pour illustrer cette richesse, 20 planches ont été préparées par un dessinateur resté anonyme, sollicité par Borda. Si l'on ajoute à ces vertébrés et aux mollusques (près de 400 numéros), les échinodermes et les coraux, on obtient une collection diversifiée que les restes de crustacés enrichissent encore.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>S'il y a quelque 1240 numéros attribués, certains manquent, d'autres recouvrent plusieurs spécimens, tandis que Borda d'Oro précise parfois qu'il ne décrit qu'une sélection. Par exemple : « Je m'abstiens de decrire plusieurs autres Buccins qu'on voit dans ma collection, quoique la forme élégante de quelques uns parut leur meriter une place dans ce mémoire. Mais le volume en est très médiocre, et de pareilles descriptions ne pouvant être entendües sans le secours des figures il eut falu les représenter, ce qui n'a pas été possible. Leur petitesse eût fatigué le dessinateur ».</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Les localités citées ont été relevées en feuilletant l'ouvrage. La <xref rid="fig4" ref-type="fig">Fig. 4</xref> illustre le fait que les collectes proviennent d'une région centrée sur Oro. Ce rayon d'action correspondait à des déplacements journaliers à cheval. On remarque aussi le potentiel remarquable de la commune actuelle de Saint-Paul-lès-Dax (abrégée Saint-Paul, ville jumelle de Dax, au nord de l'Adour : Cabanes, Abesse, Poustagnac, maisons d'Agès et de Coupe Gorge, Quillac), qui monopolise plus de 40% des citations. Ce sont les fameux faluns miocènes de la commune de Saint-Paul, établie sur un véritable lagon fossile. D'autres localités éloignées, telles Léognan, Biarritz, Mont-de-Marsan, furent aussi visitées.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>La nature et l'âge des sites fossilifères ont été déduits de la carte géologique <xref rid="bib14" ref-type="bibr">[14]</xref>, <xref rid="bib15" ref-type="bibr">[15]</xref>, <xref rid="bib16" ref-type="bibr">[16]</xref> and <xref rid="bib23" ref-type="bibr">[23]</xref> et remis à jour par Mme A. Poignant (communication personnelle). La majorité (6/10) des gisements est oligocène (Gaas, Garanx, Lahosse, Saint-Étienne-d'Orthe) et miocène (Saint-Paul, Mimbaste, Narrosse, Poyartin, Saint-Geours-d'Auribat, Sort...) et concerne des affleurements de faluns pour la plupart inaccessibles aujourd'hui. Un autre portion concerne quelques affleurements de calcaires crétacés, dont la richesse en fossiles a permis de définir récemment la limite Campanien–Maastrichtien <xref rid="bib18" ref-type="bibr">[18]</xref>.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Pour décrire ces fossiles, Borda d'Oro les compare avec les animaux actuels auxquels il fait souvent référence, par exemple les cétacés observés échoués sur les plages : « J'ai fait observer que depuis la vingtroisieme jusqu'a la derniere des lombaires du Marsoüin deux protuberances naissoient de la partie interieure de chacune : je dois ajouter maintenant que le canal de la moële epiniere est plus etroit dans ces vertebres que dans celles qui les precedent, et qu'il devient moindre de plus en plus. » Et encore : « J'achetai a Biarritz les machoires d'un Chien qui avoit été pris dans les mers voisines de nos Iles de l'Amérique, […] au milieu de la machoire supérieure on remarque une très petite dent semblable par sa forme a notre Glossopètre. »</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Pour illustrer la contribution de Borda d'Oro au développement des connaissances de son temps, on peut utiliser l'épisode du dauphin. On lit, au sujet d'un os tiré du falun de Narrosse : « J'ai su depuis lors qu'on avait trouvé une conformité parfaite entre ce fragment, et une portion de la machoire d'un Crocodile qui vit dans le Gange et qui est connu sous le nom de Gavial (<italic>n</italic>) ». Au bas de la page est collée une feuille ou l'on peut lire : « (<italic>n</italic>) C'est ainsi qu'un amateur d'histoire naturelle l'écrivoit en 1753 a une dame qui faisoit quelque sejour à Dax. Quelque temps après M. de Buffon dans un ouvrage dont le titre ne m'est pas présent et ensuitte M. De La Cépède dans son traité des reptiles avaient vu dans ce même fragment la portion d'une machoire de Gavial. D'après de telles autorités j'avois pu croire que notre falun bleu m'avoit donné des débris de machoires d'un Crocodile mais M. Cuvier annonçant son travail sur les os fossiles<xref rid="fn1" ref-type="fn">
                  <sup>1</sup>
               </xref>
               <fn id="fn1" symbol="1">
                  <label>1</label>
                  <p>Cf. <xref rid="bib6" ref-type="bibr">[6]</xref>.</p>
               </fn>, écrivit que j'avais pris des os de dauphins ou de Cachalots pour des os de Crocodiles. Sans avoir l'honneur d'être connu de ce savant je me crus permis de lui écrire pour lui prouver que ce n'était pas a moi que cette méprise devoit etre imputée. il voulut bien me repondre qu'il me rendroit dans son ouvrage la justice qu'il reconnoissoit m'etre düe ». Cet ajout date de 1803 et la lettre de Cuvier retrouvée à Oro (texte annexé en référence) de 1801. La <xref rid="fig5" ref-type="fig">Fig. 5</xref> donne partie de cette lettre, la seule d'un savant de son temps adressée à Borda et que nous ayons retrouvée. Ainsi, ce fossile de la collection de Borda d'Oro intéressa Buffon, Réaumur, Lacépède et Cuvier. Pour terminer, on notera que les Mémoires font appel à 60 planches dont aucune trace n'a été retrouvée.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Nos recherches au Musée municipal de Dax <xref rid="bib19" ref-type="bibr">[19]</xref> ont permis de retrouver 45 fossiles <xref rid="bib22" ref-type="bibr">[22]</xref>. Des représentations de remarquables fossiles de Borda d'Oro ont été identifiées ailleurs. Cuvier a représenté deux morceaux de mâchoire de dauphin <xref rid="bib8" ref-type="bibr">[8</xref> (pp. 312–313, pl. XXIII, figs. 4,5,9–11)] correspondant aux citations du dauphin reportées ci-dessus, ainsi qu'un morceau de mâchoire de mastodonte à dents étroites <xref rid="bib7" ref-type="bibr">[7</xref> (pp. 405–406 ; pl. III, fig. 2)]. Un crabe a été représenté dans le catalogue de la collection de Davila <xref rid="bib25" ref-type="bibr">[25</xref> (vol. III, pl. III, pp. 208 et 289)], qui cite, en outre, 20 coraux, 38 gastéropodes, cinq bivalves, un nautile, trois oursins et trois autres crabes provenant « des environs de Dax » ; ce sont des envois de notre naturaliste à Davila. Soulignons que Romé de l'Isle exprime dans ce catalogue <xref rid="bib25" ref-type="bibr">[25</xref> (vol. III, p. 50)], bien avant que Buffon ne s'en soit convaincu lui-même, que les fossiles sont des traces d'espèces disparues : « Il est donc plus que probable que toutes les espèces que nous trouvons actuellement dans la terre, n'existent plus dans la mer, et que c'est prendre une peine inutile que de chercher à quelle espèce vivante on doit rapporter telle ou telle espèce fossile ».</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Du dernier mémoire synthétique, on peut retenir que Borda d'Oro a tenté de définir des successions verticales régionales et perçu le paléoclimat du Miocène (III, p. 276) : « Pour rendre raison de ces faits il faut supposer un changement dans la temperature de notre climat. La chaleur y dut etre autrefois la meme qu'elle est aujourd'huy dans la zone torride. »</p>
         </sec>
      </sec>
      <sec id="sec6">
         <label>6</label>
         <title>Conclusion</title>
         <sec>
            <p>La bibliothèque de la Société de Borda, à Dax, recèle un manuscrit qui constitue le catalogue du cabinet de curiosités géologiques de Borda d'Oro. Il décrit des objets relatifs à la pétrographie et à la paléontologie des environs de Dax. Le volume de pétrographie fut rédigé, mémoire après mémoire, dans un ordre reflétant le souci de faire le point des ressources utiles. Si le travail dénote les préoccupations du collectionneur, le propos s'étend à l'exposé du résultat d'essais chimiques ainsi qu'à des observations naturalistes. C'est aussi un rapport historique sur les ressources minérales de la région et sur leur application pratique. Les remarques sur l'effondrement des couches minées par l'Adour sont une leçon à retenir pour les risques liés à cet endroit du site géologique actuel de Tercis.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Pour les fossiles, la collection de Borda d'Oro fut une source d'informations pour ses contemporains. Il a, par là, agi en pionnier dans l'association féconde entre chercheur scientifique et amateur de curiosités, qui débouche, parfois, sur des découvertes fondamentales. Les <italic>Mémoires de paléontologie</italic> déterminent une zone de collecte de 15 km autour d'Oro. L'auteur fut le meilleur connaisseur de la région à son époque et, probablement, de tous les temps pour ses macrofossiles. Ses écrits restent une source d'information pour le géologue qui chercherait des affleurements oubliés.</p>
         </sec>
         <sec>
            <p>Le manuscrit prêté à la municipalité de Dax en 1807 pour être copié n'a pas été publié. Une reproduction intégrale serait souhaitable pour préserver ce patrimoine irremplaçable et méconnu. Naturaliste et collectionneur, Borda d'Oro fut un bon serviteur de sa région et méritait qu'on lui rende hommage.</p>
         </sec>
      </sec>
   </body>
   <back>
      <ack>
         <title>Remerciements</title>
         <p>L'auteur adresse ses remerciements à Mme C. Courjaud, à la Société de Borda, à l'archiviste de la municipalité de Dax, aux héritiers d'Oro, aux descendants d'A. Duverger, ancien conservateur du musée, qui nous ont aimablement facilité l'accès à leurs richesses. Mme A. Poignant a vérifié les datations stratigraphiques. M. C. Abrial a numérisé les figures.</p>
      </ack>
      <app-group>
         <app>
            <sec>
               <title>Annexe – Transcription du courrier de Georges Cuvier adressé à Borda d'Oro</title>
               <sec>
                  <p>Au citoyen</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>de Borda, en sa maison d'Oro à Oro</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>près Dax</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>dépt des Landes ./.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Monsieur,</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Je serois désolé, que ce qui m'est échapé a votre sujet dans le programme de mon ouvrage sur les os fossiles vous eut déplu ; ce n'était pas mon intention, a beaucoup près. Voici comment la chose s'est faite : J'ai trouvé dans le cabinet national un fragment de machoire, où était écrit sur une simple carte, &amp; non sur une étiquette semblable a celles qu'on employe dans le cabinet machoire fossile de Gavial des environs de Dax par Mr Borda. J'ai cru sans autre examen que cette carte était de vous ; plusieurs autres personnes m'ont dit que vous aviez trouvé des ossements de Gavial &amp; le citoyen Lacépéde cite aussi cette machoire a l'article du Gavial dans son histoire des quadrupèdes ovipares.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Or il est de fait que le morceau cidessus appartient a un cétacé &amp; non a un Gavial ; c'est ce que prouvent sa forme plutot comprimée que déprimée, ses dents solides &amp; non creuses, les sillons qu'on y remarque etc. Je vois bien à présent d'après ce que vous me faites l'honneur de m'écrire, que c'est à Monsieur de Reaumur qu'est due cette fausse dénomination &amp; que j'aurois du être plus réservé &amp; ne point vous l'attribuer aussi légèrement. C'est une faute que je m'empresserai de réparer dans l'ouvrage même &amp; j'espère que vous voudres bien me pardonner ; je dois avouer que j'en serai recompensé bien autrement qu'elle ne mérite, si elle me procure l'honneur de votre connaissance que j'ambitionnais depuis longtems.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>L'ouvrage que vous avez entrepris est attendu généralement et avec impatience par les naturalistes ; la nature de mes recherches m'y fait mettre encore plus d'intérèt qu'a tout autre ; &amp; je vois avec bien de la peine que vous semblez annoncer qu'il ne paraitra pas. j'ose espérer que vous ne voulez parler que d'un retard momentané, &amp; que vous ne priverez pas l'histoire naturelle de matériaux aussi précieux que ceux que vous avez rassemblés avec tant de peine &amp; que personne n'est plus en état de faire connaitre que vous.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>La chaîne des pyrénées est aujourd'hui celle qui est la plus intéressante pour la géologie ; surtout par rapport aux fossiles ; les os que les citoyens Lapeyrouse &amp; Ramond ont annoncé avoir trouvés sur le mont perdu n'en sont cependant pas : je les ai vus &amp; tenus &amp; je suis bien certain que ce ne sont que de simples silex.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Je vous prie d'agréer l'hommage du plus sincère &amp; du plus respectueux dévouement.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>G. Cuvier</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Membre de l'Institut nat.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>prof. au coll. de Fr.</p>
               </sec>
               <sec>
                  <p>Au jardin des plantes le 26 Messidor an 9. (15 Juillet 1801)</p>
               </sec>
            </sec>
         </app>
      </app-group>
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         </ref>
         <ref id="bib2">
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               <comment>(vol. 1, 1863 ; vol. 2, 1865 ; vol. 3)</comment>
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   <floats-group>
      <fig id="fig1">
         <label>Fig. 1</label>
         <caption>
            <p>Généalogie des Borda. La ligne brisée épaisse suit les propriétaires du domaine d'Oro. Toutes les informations ont été vérifiées, hormis celles sur Mlle de la Bègue. Élaboré d'après <xref rid="bib1" ref-type="bibr">[1]</xref>, <xref rid="bib9" ref-type="bibr">[9]</xref> and <xref rid="bib17" ref-type="bibr">[17]</xref>.</p>
            <p>Fig. 1. Genealogy of Borda's family. The thick line follows the suite of the Oro domain owners. All data are verified but those on Mlle de la Bègue (from <xref rid="bib1" ref-type="bibr">[1]</xref>, <xref rid="bib9" ref-type="bibr">[9]</xref> and <xref rid="bib17" ref-type="bibr">[17]</xref>).</p>
         </caption>
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      </fig>
      <fig id="fig2">
         <label>Fig. 2</label>
         <caption>
            <p>Portrait de Jacques-François Borda d'Oro. On peut lire sur la couverture de l'ouvrage : <italic>Département des Landes Histoire Naturelle Minéralogique 3ème et dernier volume</italic> (reproduit avec la permission des propriétaires d'Oro).</p>
            <p>Fig. 2. Portrait of Jacques-François Borda d'Oro. <italic>Département des Landes Histoire Naturelle Minéralogique 3ème et dernier volume</italic> is written on the cover of the volume, lower left corner (reproduced with permission of the Oro owners).</p>
         </caption>
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      </fig>
      <fig id="fig3">
         <label>Fig. 3</label>
         <caption>
            <p>Dates notées dans les mémoires de Borda d'Oro. A, Addition ou modification ; D, datation instantanée ; E, échange de courrier ; H, fait historique ; R, récolte ou visite sur le terrain ; les flèches indiquent quelques dates de publications citées.</p>
            <p>Fig. 3. Dates quoted in Borda d'Oro's manuscript. A, Addition or modification ; D, instantaneous dating; E, mail exchange; H, historical fact; R, field visit or collection; arrows show some publication dates of quoted references.</p>
         </caption>
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      </fig>
      <fig id="fig4">
         <label>Fig. 4</label>
         <caption>
            <p>Localités citées dans le manuscrit. Le diamètre des cercles évoque le nombre de citations relevées dans l'ouvrage de paléontologie (nombres entre parenthèses ci-après). En cartouche, le cadre de la figure et le département des Landes en Aquitaine. <bold>1</bold>, Abesse (34) ; <bold>2</bold>, Poustagnac (6) ; <bold>3a</bold>,<bold>b</bold>,<bold>c</bold>, Agès, Coupe Gorge (2) ; <bold>3d</bold>, Quillacq (13) ; <bold>4</bold>, Cabanes (56) ; <bold>5</bold>, Rivière (2) ; <bold>6</bold>, Tercis (13) ; <bold>7</bold>, Tercis–Saubagnac (3) ; <bold>8</bold>, Saint-Étienne-d'Orthe (1) ; 9, Saint-Lon (3) ; <bold>10</bold>, Heugas (2) ; <bold>11</bold>, Bénesse (2) ; <bold>12</bold>, Pouillon (6) ; <bold>13</bold>, Gaas (15) ; <bold>14</bold>, Garanx (14) ; <bold>15</bold>, Sorde (3) ; <bold>16</bold>, Narrosse (&gt; 12) ; <bold>17a</bold>, Saugnac (1) ; <bold>17b</bold>, Cambran (5) ; <bold>18</bold>, Mimbaste (9) ; <bold>19</bold>, Sort (10) ; <bold>20</bold>, Estibeaux (1) ; <bold>21</bold>, Habas (2) ; <bold>22</bold>, Cassen (3) ; <bold>22</bold>, Saumon (1) ; <bold>23</bold>, Saint-Geours d'Auribat (4) ; <bold>24</bold>, Préchacq (1) ; <bold>25</bold>, Gamarde (1) ; <bold>26</bold>, Montfort (21) ; <bold>27</bold>, Nousse (7) ; <bold>28</bold>, Nousse-Lahosse (1) ; <bold>29</bold>, Poyartin (12) ; <bold>30</bold>, Gibret (1) ; <bold>31</bold>, Baigts (2) ; <bold>32</bold>, Ozourt (3) ; <bold>33</bold>, Castelnau ?(1) ; <bold>34</bold>, Gaujacq (2) ; <bold>35</bold>, Tartas (ville de, 3). Les croix <bold>36</bold> (Bastennes) et <bold>37</bold> (Caupenne) localisent des sites pétrographiques uniquement.</p>
            <p>Fig. 4. Localities quoted in the manuscript. The diameter of the circles is a function of the number of quotations in the volumes of palaeontology (see numbers in brackets in the list above). Location of the figure with regard to Aquitaine is given in the lower right corner (list as above).</p>
         </caption>
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      </fig>
      <fig id="fig5">
         <label>Fig. 5</label>
         <caption>
            <p>Extraits d'une lettre de Cuvier à Borda d'Oro à propos d'un crâne de cétacé donné au Muséum (texte en annexe).</p>
            <p>Fig. 5. Beginning and end of a letter from Cuvier to Borda d'Oro about a Cetacean bone he gave to the Museum (full text given in appendix).</p>
         </caption>
         <graphic xmlns:xlink="http://www.w3.org/1999/xlink" xlink:href="main.assets/gr5.jpg"/>
      </fig>
      <table-wrap id="tbl1">
         <label>Tableau 1</label>
         <caption>
            <p>Mémoires du manuscrit de Borda d'Oro. « objets n° » indique les numéros des objets décrits (notés en marge) dans chaque <italic>Mémoire</italic>
            </p>
            <p>Organisation of Borda d'Oro's manuscript. “objets n°” report the numbers of the described objects quoted in margins.</p>
         </caption>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="1" align="left" valign="top">Titre du Mémoire</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="1" align="left" valign="top">objets n°</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">1. De la surface et de la nature des terreins dans les environs de Dax</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">1–37</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0">–</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">2. De l'argile</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">38–74</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">1–37</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">3. De la marne</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">75–89</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">38–52</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">4. Des terres superficielles</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">90–102</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">56–59</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">5. Des pierres en général</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">–</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">6. Du quartz</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">7. Du silex</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">8. Du basalte</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">9. Du gypse</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">10. Des pierres composées</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">11. Des pierres qui font effervescence avec les acides</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">12. Du sable</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">13. Des minéraux combustibles</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">14. Du falun</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">15. Du fer</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">517–580</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">406–486</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">16. De la végétation dans les terreins des environs de Dax</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">581–595</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">–</oasis:entry>
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                     <oasis:entry namest="col1" nameend="col3" colsep="0" rowsep="0" align="center" valign="top">VOLUME II</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">1. Des os fossiles en général et de ceux qui ont appartenu à la tête</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">1–162</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">1–241</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">2. Des os fossiles qui ont été des parties du tronc et des extrémités</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">en diverses machines animales (il y a deux fois les pp. 257–260)</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">163–260</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">242–385</oasis:entry>
                  </oasis:row>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">3. Des coquilles fossiles en général et des coquilles univalves.</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">257–343</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">386–521</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">4. Des coquilles bivalves</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">344–411</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">522–629</oasis:entry>
                  </oasis:row>
                  <oasis:row>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">5. Des coquilles multivalves (pages 412–413 vides)</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">414–476</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">630–732</oasis:entry>
                  </oasis:row>
                  <oasis:row>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">6. Des fossiles qui ont reçu leurs formes dans... diverses coquilles</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">477–599</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">733–972</oasis:entry>
                  </oasis:row>
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                     <oasis:entry namest="col1" nameend="col3" colsep="0" rowsep="0" align="center" valign="top">VOLUME III</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">1. Des cellules creusées par des animaux marins…</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">1–26</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">1–20</oasis:entry>
                  </oasis:row>
                  <oasis:row>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">2. Des polypiers fossiles, divisés en cinq sections</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">27–191</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">21–207</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">3. Des pierres numismales</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">192–225</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">208–264</oasis:entry>
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                  <oasis:row>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">4. Des végétaux fossiles</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">226– 259</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">265–268</oasis:entry>
                  </oasis:row>
                  <oasis:row>
                     <oasis:entry colsep="0" align="left" valign="top">5. Conséquences que produisent les faits exposés…</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" align="left" valign="top">259–285</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" align="left" valign="top">–</oasis:entry>
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      </table-wrap>
      <table-wrap id="tbl2">
         <label>Tableau 2</label>
         <caption>
            <p>Localités citées dans l'ouvrage de pétrographie. Pour chaque localité, Borda d'Oro évoque souvent plusieurs sites (plus de 15 autour de Pouillon). La situation des localités principales est donnée (cf. légende sur la Fig. 4)</p>
            <p>Localities quoted in the first volume. For each locality, Borda d'Oro often quotes several sites (above 15 around Pouillon). The location of the localities is given in the caption of Fig. 4.</p>
         </caption>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="1" align="left" valign="top">Localité</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="1" align="left" valign="top">citations</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="1" align="left" valign="top">sites</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="1" align="left" valign="top">roches</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="1" align="left" valign="top">situation</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">Pouillon</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">x41</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">&gt; 15</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">ophite, gypse, roches du Secondaire</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">(12)</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">Abesse</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">3</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">
                        <italic>fer</italic> (falun et sable)</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">(1)</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">Bastennes</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">x22</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">3</oasis:entry>
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                        <italic>combustible</italic> (gypse, cristallisations, ophite)</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">(36)</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">Caupenne</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">—</oasis:entry>
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                        <italic>combustible</italic> (ophite, gypse)</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">(37)</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">Dax</oasis:entry>
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                        <italic>pavés</italic> ! (sable, ophite, gypse…)</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">—</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">Gaujacq</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">3</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">ophite cristallisations, combustible, sable</oasis:entry>
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                        <italic>falun</italic> (sable argile)</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">(3)</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">Saugnac-et-Cambran</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">x19</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">6</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">c'est le jardin de Borda d'Oro</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">(17)</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">Tercis–Angoumé</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">x22</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">3</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">calcaire, silex</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">(6)</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">Bénesse</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">x13</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">3</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">diverses</oasis:entry>
                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">(11)</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">Montfort</oasis:entry>
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                     <oasis:entry colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">2</oasis:entry>
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                        <bold>5 à 9 citations</bold> :</oasis:entry>
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                     <oasis:entry namest="col1" nameend="col5" colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">Poyartin (x9); Narrosse (x8); Gaas, Rivière–Saas–Gourby et Saint-Pandelon (x7); Bélus, (Bidache), Heugas, Saint-Cricq, Saint-Geours-de-M., Saint-Lon, Sort (x6); Cazordite (x5)</oasis:entry>
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                        <bold>3 à 4 citations</bold> :</oasis:entry>
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                     <oasis:entry namest="col1" nameend="col5" colsep="0" rowsep="0" align="left" valign="top">Clermont, Capbreton–Hossegor, Cassen , Cauneille, Donzac, Garrey, Hinx, Labatut, Magescq, Mées, Mimbaste, Nousse, Onart, Poyanne</oasis:entry>
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                        <bold>1 ou 2 citations</bold> : 31 localités :</oasis:entry>
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                     <oasis:entry namest="col1" nameend="col5" colsep="0" align="left" valign="top">Pyrénées (Aspe), (Arcachon), Baigts, Castelnau, Gousse, Herm, Mugron, Pontenx, Préchacq, Saint-Geours d'Auribat, Saubion, Saubusse, Sorde, Soustons: x2; Biarritz, Bibret, Candresse, Estibeaux, Gamarde, Gibret, Gourbie, Le Louts, (Léon), Lier, Moscardès, Ozourt, Rion, Siest, Uza, Vieux-Boucau, Yzosse: x1</oasis:entry>
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